L' Auteur
Certains parmi vous... étant intrigués par le curieux profil de l'auteur... à la fois technique et artistique .. voici donc un (copieux) résumé réalisé sous forme de dossier de presse, lors d'une exposition à la médiathèque de Saint-Pierre de La Réunion en Octobre 2022.
L'objet de cette manifestation était de présenter 55 portraits de chanteurs créoles (bien vivants) et autant de vedettes disparues de notre patrimoine cinématographique national !
Cette exposition intitulée "Traits pour Traits" était précisément faite à partir d'une technologie permettant la représentation de visages... non pas à l'aide de points microscopiques de densité variable (comme dans une photo) mais des seuls traits caractéristiques essentiels (comme représenté en page d'accueil par le visage de votre serviteur) !
Merci de manipuler de haut en bas ce texte... de 78 pages !
Comme vous n'aviez pas connaissance du fait en survolant ce copieux texte, je me permets d'en remettre une grosse couche avec ce qui va être développé ici sous forme d'un ouvrage dynamique de poésie et textes littéraires exceptionnels... à la manière de l'OULIPO !
Car l'auteur de ce site... est aussi (pardon pour l'immodestie) un tantinet original en matière littéraire !
“l’OULIPO” (ouvroir de littérature potentielle),
mouvement créé (notamment) par Raymond QUENEAU
en 1960 recensant des formes extrêmement variées et originales
de Littérature expérimentale... présentant des contraintes
littéraires extrêmement élevées, (dont certains
précédents poèmes disséminés dans cet ouvrage se
sont très superficiellement inspirés)
.
Permettez-moi de lustrer ici mon ego en vous
proposant cette “ Contrainte de RIDOLCE ”
à partir d’une même déclinaison homophonique...
organiser des rimes dans l’ordre alphabétique
sur la première lettre de ces mots... à la façon d’un acrostiche...
(mais ici sur la terminaison du vers) !
avec seulement trois phonèmes pour 27 rimes
en "ER"... en "AR" et en "IL"!
Contrainte supplémentaire (imaginée par votre serviteur)
pour ce texte... fut d’introduire
(si je puis dire) quelques allusions libertines,
sans tomber dans le vulgaire... du moins...
pas plus que nos bons et célèbres auteurs !
Levé à l’aube, le Boucher,
Fourbu, avant de se Coucher,
Allait bêtement se Doucher...
Quand un détail le fit Loucher
Il ne pouvait plus se Moucher
Sans son sexe fou, Toucher !
(NDLA : pour ceux qui n'auraient
pas compris totalement ladite
contrainte, dans la stance
précédente outre des rimes
riches sur deux syllabes (certes
faciles sur des infinitifs), l'ordre
alphabétique est bien respecté
puisque… B,C,D,L,M,T ! )
Il parla à ses potes de Bar
De ce gros problème, Car,
Dès qu’il touchait son Dard,
Sans forfanterie... ni Fard
Sans même crier Gare
Se développait un cou de Jars
Au milieu de sa mer de Lard
Adipeuse et ventrale Mare
Car, ainsi que je vous le Narre
Son asticot devenait Phare !
Le cas était réputé si Rare
Que de Chine jusqu’en Sarre
Nul ne connaissait cette Tare,
Sauf, dans son bled... le Var !
( * NDLA... Je sais, cette rime est dure... mais elle
est liée à ce contexte Oulipien !
N.B: Au passage l'ordre alphabétique des rimes est toujours respecté, puisque
B,C,D,F,G,J,L,M,N,P,R,S,T,V !).
Pourtant, sans me faire de Bile
Ni me trahir, d’un seul Cil
J’alignais drus, mes vers en File
Mettant alors dans le Mille
Avec une métaphore sur Nil
Qui, sans effort, rimait Poil-Pile
Avec cet aphorisme... Vil
CQFD !
NDLA : si dans un alexandrin on dispose de douze possibilités pour retomber sur ses « Pieds »,
l’exercice devient plus complexe à l’inverse lorsque l’on vise, en conservant des rimes riches,
une rythmique alternant trois pieds / quatre pieds (au-delà des terminaisons en « E » muet)
S.D.F
Ce sans toit,
Ce sans chemin,
Ce sans foi,
Sans lendemain
Ce paria,
Sans domicile
Cet aria
Hante nos villes,
Nos cocons,
De vie facile,
Vies de cons,
Repues dociles.
L’Homme-rat,
Sans existence,
Vil fatras,
De pustulances,
Gueux-chômeur,
La main tendue,
Sans honneur,
Quêtant son dû,
De trottoirs,
En tanières,
De mouroirs,
En cimetière.
La bête morte,
Les braves gens,
En cohorte,
Pleurent l’indigent,
Les énarques,
De suffisance,
Les monarques,
D’incompétence,
Prescrivent,
La jachère,
Modélisent,
Peur et misère.
L’exclu,
À nos portes,
Devenu,
Viande-morte,
A l’honneur,
De la presse,
Des voyeurs,
De détresse,
L’audimat,
Plébiscite,
La lâcheté,
S’explicite !
« Double Acrostiche »
N.B : Laya est l’héroïne d’un ouvrage ( de 400 pages) nommé « HIMALAYA »
écrit en dix chapitres… chacun dans un style littéraire différent !
Ah ! ça… ma belle, rusée et facétieuse LAYA
Ce défi, je le relève volontiers, car, de ce jeu, suis accroC
Ravi de tes loufoqueries, sur lesquelles je vais enchériR
Oui, les compliquer à l’extrême, pour qu’il n’y ait pas photO
Stoïque, pour toi , je vais encore amplifier les entraveS
Tournicoter mots et rimes pour sublimer l’exploiT
Illuminer mes vers pour atteindre abysses et infinI
Chère LAYA… dans ton orgueil je vais planter mon croC
Heureux et narcisse, j’irai alors fêter sur le Boul’MicH
Éhonté, ma victoire glorieuse sur ce double acrostichE
Est-il possible d'écrire de la prose... en vers ?
Petit exercice de style (Oulipesque) sur un récit historique...
La réforme, née en Suisse et en Allemagne,
Franchissant la France, arriva en Espagne,
Par le pape PAUL III, fût déclarée hérétique,
Car elle avait pour fondement dogmatique,
Qu'il n'est de salut, qu'en la divine grâce,
Que nul intermédiaire, ne pouvait prendre place,
Et en son nom, prétendre prélever de dîme,
Monnayer le pardon... pour absoudre des crimes,
Troquer le paradis, par un négoce d'indulgences,
S'en enrichir et s'en faire arme d'influence.
Or, tout l'échafaudage des royaumes et empires,
En ce seizième siècle... des prélats, aux sires,
Était bâtie sur le lien... du clergé et de l'état,
L'un et l'autre faisant par la violence... état.
Que sa puissance... était de légitimité divine,
Et investi... seul garant de la céleste doctrine.
Le petit peuple devait rester soumis, analphabète,
Corvéable, sous leur joug, traité comme des bêtes.
Les réformés, faisaient trembler tout l'édifice,
S'attaquant à l'illettrisme, sacrements et offices
Déniaient l'ordre établi, refusaient la hiérarchie
De l'Église romaine et ses vassales monarchies...
S'en suivirent trois siècles de peine et d'horreur,
Un combat fratricide fait de haine et de terreur !
Un infernal cycle... où selon le même système,
Les clans antagonistes... se jetaient l'anathème,
Fourvoyant consciences, rémunérant la délation,
Infligeaient tortures et sommaires exécutions.
L’inquisition meurtrière, en Europe faisait rage,
Ses peuples s’immolaient, en dix guerres civiles,
Aux préceptes divins, en négligeant l’outrage,
Des prélats endiablés, à la haine, serviles,
Dévoyaient leurs missions, fourvoyant les âmes.
Jugeant dans l’injustice, mais dans un cadre légal,
Envoyaient au gibet ou à périr dans les flammes,
Le prince et le manant... en proportions inégales.
L’humain a signé là, l’une de ses plus tristes pages,
Les religieux pourtant, n’en n’ont point tiré leçon,
Sous l’étendard des Dieux et leur aréopage,
La guerre prétendue sainte, hurle le même son,
Aujourd’hui, comme jadis, la foi est assassine,
Toutes les religions ont du sang sur les mains.
Un instant paisibles, vertueuses et divines,
Nul ne peut prédire, ce qu’elles seront demain.
NDLA : Voici, toujours dans le cadre de mes petites fantaisies poétiques, dans l'esprit de l'Oulipo... un petit jeu de piste, à la fois littéraire et géographique... à vous de remplacer le numéro de département par la phonétique de son intitulé
Du sang bleu coulait dans ses veines, mais il n’avait plus rien d’un preux 34, car son regard était celui de la 02, et son port, trivial, celui d’un zéro.
Il en était rendu à faire la 50 le matin aux portes des églises, les yeux vides et la tête 23, dans l’attitude soumise d’un gueux.
Imaginez la 75, cet « aristo » déchu, devenu fou 03, déambulant presque nu dans l’hiver glacial. Fallait-il que je 86 91 à l’huis de son taudis, sans crier 30, et pour l’amadouer lui faire les yeux 25 ?
Fallait-il, comme il me le demandait, dans un estaminet, lui offrir un 14 ou un alcool 25 ? Ce n’était pas pour la 80, car ce n’était pas bien 18, mais déjà à cette 27, à 73 éraillée ainsi qu’à ses yeux qu’il avait 12 et éteints comme des huîtres mortes. Il était évident qu’il était déjà soûl.
Le peu qu’il récoltait de sa mendicité, lui permettait de boire du soir jusqu’à l’ 10.
Alors il s’emporta, cria et 39, puis sans sommation me mit un grand coup de pied dans le 67. Sa violence était extrême, mais fort heureusement sa précision ne l’était point. Car là où l’affaire se 20, c’est qu’il prit son canif et tenta de me le planter dans l’ 02.
J’esquivais sans peine l’assaut, mais sans vouloir jouer les 34, il me fallait le désarmer. Sans colère ni 02, sans perdre le 59, je pris un seau d’eau qui traînait à terre afin de l’asperger copieusement.
Il marmonna un mièvre « pardon », puis il s’affala par terre et dormit comme un 42 une journée durant. Un seau d’eau froide sur la tête… lui rendit sur l’instant ses esprits !
Composé phonétiquement uniquement à partir de notes de musique !
SOL…. FAIS-JE ?
Rémy... la mirait ! (ré-mi-la-mi-ré)
Sissi... l'adorait ! (si-si-la-do-ré)
Si, Rémy eut mis là, (si-ré-mi-ut-mi-la)
Domicile adoré, (do-mi-si-la-do-ré)
Sissi eut miré, là, (si-si-ut-mi-ré-la)
Rémy... l'adoré ! (ré-mi-la-do-ré)
Si... Rémy... eut mis.. (si-ré-mi-ut-mi)
Là... sol ciré... (la-sol-si-ré)
Sissi, s'y eut miré. (si-si-si-ut-mi-ré)
Rémy ... eut là... récit ! (ré-ut-la-ut-ré-si)
Récit facile... à dorer... (ré-si-fa-si-la-do-ré)
Doré Récit... (do-ré-ré-si)
D'or... et myrrhé... (do-ré-mi-ré)
Rémy l'a eu... (Ré-mi-la-ut)
Rémy... au dodo, (ré-mi-(haut) do-do)
Mit... la Sissi ! (Mi-la-si-si)
Dodo... là... presto... (do-do-la-presto)
Rémy l'a eu... (Ré-mi-la-ut)
Si. Si !!! (Si-si)
Rémy eut là... bémol ! (ré-mi-ut-la bémol)
Là... silence eut fallu, (la-silence-ut-fa-ut)
Sissi... eut soupir... (si-si-ut-soupir)
Soupir... larguissimo, (soupir-larguissimo)
Là, pause eut fallu, (la-pause-ut-fa-ut)
L'adorer, crescendo... (la-do-ré-crescendo)
L'adorer... l’adorer. (la-do-ré-la-do-ré)
L'adorer... fortissimo, (la-do-ré-fortissimo)
Fortissimo... ma non troppo ! (idem)
----------------------------------------- texte --------------------------------
Lue séparément et consécutivement… chaque lettre forme un texte
L N O D S F M R
R N 2 3
A M é C D A 1 R
L A V M é 1 é 3
2 C D C D I D O
N é 1 B B R O
L N D S M R
3 A 1 R 2 K O
Je vous décode la phonétique :
Hélène, ô, déesse éphémère,
Et reine de Troie,
A aimé, cédé à un erre...
Elle avait aimé un étroit !
De ses décédés idéaux...
Est né un bébé héros,
Hélène, Déesse... est mère,
Troie a un air de chaos...
Autre exercice de style : écrire à la manière de… ici de nos fabulistes classiques « La Fontaine et Florian »
LE PAON
Un paon… se pavane,
Dans le parc d’un château,
Au long des bassins, flâne,
Admirant son reflet dans l’eau.
La queue en arc-en-ciel,
Arbore, suffisant, cette parure,
Exhibe, vain, superficiel…
Ce présent de dame nature.
Prenant pour sceptre son cou empanaché,
Et sa houppette, pour impériale couronne,
Cette volaille, de dédain, endimanchée,
Au long du jour, ainsi, fanfaronne.
Ici… il toise la basse-cour,
Méprise un chapon encanaillé, (1)
Dans le lisier, faisant sa cour,
À des poulardes dépenaillées.
Là-bas… dédaigne jars et cygnes,
Se gausse de la démarche des canards,
Car, lui, a pour honneur insigne,
D’être vêtu… d’une œuvre d’art.
Moi dit-il, je suis si beau,
Que nul manant, affamé fut-il,
Que nul vorace hobereau,
N’oserait me rôtir, tel vil volatil !
Partout le monde m’admire,
Partout, suis ornement précieux,
Et tel qu’en musique, la lyre,
Mes couleurs ravissent les yeux.
Alors qu’il pérorait… un rusé goupil,
Lové au sol, rampant comme serpent,
Insensible à ses attraits subtils,
Broya d’une mâchoire, l’orgueilleux paon !
Ainsi… il en est des oiseaux de parade,
Comme des humbles et laids moineaux,
Un fourbe renard, tapi en embuscade,
Vous croquera… en atours… ou oripeaux !
Il se goinfrera de vos cœur et tripaille.
Vous dépècera, sans âme, regrets ou détours,
Et ainsi repu, dodu, par cette macabre ripaille,
Votre prédateur, deviendra proie… à son tour !
- NDLA : Le lecteur attentif se sera sans doute posé la question de savoir si un chapon (qui est un coq émasculé) draguait encore la poulette. Cette fable n’étant pas un traité de sciences naturelles… l’auteur n’en n’a cure ! (pas plus que notre fabuliste animalier national… Monsieur De La Fontaine... qui n’en n’était pas à une lacune près en matière de zoologie… (selon le célèbre naturaliste « Jean-Henri Fabre »).
Poème en "Argot" sous forme de chanson... dédiée à la chanteuse " Patricia KAAS "
TOUR DE KAAS-KASS
Refrain
M’a cloué le bec... Mon mec !
M’a filé une claque… mon mac !
Fais gaffe Max… tu manques de classe !
J’me KAAS
Couplet
Des pousses-mégots, j’en ai connu…
Des traine-savates encore plus…
Des pisse-froid, j’en ai l’effroi
Et des faux culs… j’en ai les foies !
Mais des tire-jarretelles…
Des croques-donzelles
Comme toi
J’men bat les ailes.
Refrain
M’a filé une beigne… c’te teigne !
Des coups de pied au cul, ç’tordu !
Fais gaffe Max,
Tu manques de classe !
J’me KASS
Couplet
Des mange-misère… j’en ai plein le blaire,
Comme des richards… qu’en ont pas l’air,
Plein l’popotin… des cache-rancunes…
Et roule patins… qui m’importunent,
Et des marchands d’merveilleux
Des exploiteurs malicieux
Comme toi
J’men bat les yeux…
Refrain
M’a filé une giff’ s’ulpif !
Une branlée maison…ce con !
Fais gaff Max…tu manques de classe !
J’me Kass !
Couplet
Mais qu’est-ce tu fais boug’d’malin
J’veux pas qu’tu m’fasses un gros câlin,
Enlève tes pattes de mon corsage,
Range tes outils…enfin sois sage !
Car des vrais jules beaux-parleurs
Armés comme armada d’croiseurs
Comme toi, ça m’chauffe le valseur.
Refrain
M’a encore eu une fois… c’tamour ,
I’m’fait le même coup…toujours !
Ha la la Max…pour ça t’es classe !
J’me KASS…PLUS !
Poésie pamphlétaire (jack LANG longtemps ministre de la culture, avait institué initialement un immense succès avec la journée de la musique... mais une tentative d'en faire autant avec la poésie... est narrée ici)
Poétiques magouilles
Le beau messire… et preux « Jacq LANG,
Convoqua… à grands éclats la presse,
Afin que la maestria de sa langue,
Transcende... La révélation enchanteresse.
Il fallait réveiller… la muse léthargique,
Ce monde ne serait plus de haine… de frénésie,
Telle une fée… d’un coup de baguette magique,
allait faire renaître... Romantisme et poésie !
Jésus-Christ aurait renâclé au miracle,
Le grand Oudini… refusé le défi,
Mais lui, sûr de la magie de son oracle,
Des suspicieux, des incrédules… faisait fi.
Il ressusciterait le verbe dans la rue et l’école,
En concoctant des fêtes, dignes du roi soleil,
Grâce aux fans et leurs gentilles idoles,
Il tirerait enfin… poésie de son sommeil.
Il pria donc un compère, chef de cabinet,
De s’occuper du menu… du vulgaire… du concret,
Mais l’apôtre… ne fut-ce qu’un tantinet,
Ne savait comment… un tel phénomène, l’on crée.
Il n’était que modeste et titré fonctionnaire,
Désarmé... ne disposant... que d’un royal budget,
Mais une flamme jaillit, en l’énarque débonnaire,
Tôt, il fallait se défaire de l’impossible projet.
Personne, pas plus que lui, dans l’administration,
Ne disposait d’un tel talent, d’un surnaturel don,
Aussi, à une féale agence de communication,
Le tout… Globalement... il confia donc.
Cette firme, ayant pour poétique objet social,
Editeur de disques et magnétiques cassettes,
S’avérait seule compétente pour orchestrer le bal,
Pour ce motif, élue, sans tambours ni trompettes.
C’était une privée, mais pimpante officine
Avec sur la rue … ce culturel pignon,
Rien en cet endroit, ne fleurait la combine,
Tout concourant à flatter… bonne opinion.
Arborant fièrement…. La caution du ministère,
La gérante étant par lui, aussi chargée de mission
Sans en faire… vraiment….quelconque mystère !
Il fallait être vil pour voir là, compromission.
Mais voyant sourdre… l’humide sous la façade,
Et grattant un peu, la pierre devenir marron,
On découvrait… que la culturelle ambassade,
N’était autre… que repère de larrons.
Ceci direz-vous… n’est qu’une affaire banale,
L’état… a bien d’autres péchés inavouables,
Estoquer cet art déchu, n’emplira pas l’annale,
A peine… un petit crime… de lèse contribuable.
Seul un médisant peut oser pareil reproche,
Nul… n’a pris les français pour des bovins,
Jamais personne ne s’en est mis plein les poches
En faisant fonctionner un « Jacq’pot… de vin.
Poésie moraliste
Le cerveau et le trou du cul
Les peuples, depuis toujours,
Sont régis par la hiérarchie,
Quelqu’un, s’est-il posé un jour,
La question d’en refuser l’oligarchie ?
Quelle est l’importance relative,
Entre un roitelet et un manant,
Je refuse … la conclusion hâtive,
Que l’un est important et l’autre néant.
Car si nous faisions le parallèle…
Notre corps serait en conflit permanent,
Entre sa partie… intellectuelle,
Et la nature viscérale de ses composants.
Imaginez un peu… le tableau !
Si… par une despotique sujétion,
Existait égale hégémonie du cerveau,
Sur nos organes… réduits à soumission !!!
Il est clair… affirmerait la cervelle…
Que suis maîtresse de tout le corps,
Car… j’en suis l’organe essentiel,
Seul capable d’imposer parfait accord.
Se révolterait alors… le cœur…
Moi, dirait-il… je suis de la vie, le souffle !
Tous les organes… périront en chœur,
Si par malheur, un instant…je m’essouffle,
Sans moi donc…l’esprit est impossible,
Bien avant le cerveau… j’irriguais la vie,
Il serait ainsi… parfaitement inadmissible,
Qu’un autre que moi, dirige le corps à son envie.
Que nenni, objecteraient les pieds, en substance !
C’est nous qui transportons la machinerie,
Là où il faut… pour assurer sa subsistance,
Sous peine… d’alimentaire pénurie !
Sans nous… cette carcasse, vivrait en recluse !
C’est donc nous qui devons… le corps régimenter,
Quoi, dirait la bouche… cette prétention refuse,
Car, suis seule à pouvoir réellement l’alimenter !
De plus… je suis l’instrument de la parole,
Et que serait l’homme privé de cette faculté,
Relégué simple animal…privé de son impérial rôle,
Sur la nature… ses pouvoirs… dès lors occultés !
J’ai donc toutes raisons… dirait le buccal orifice !
De régner… bien plus que tout autre prétendant.
Tous les sens protestant alors… en un feu d’artifice.
D’arguments contraires…qu’ils défendraient becs et dents.
Au nom d’un prépondérant mobile… yeux et oreilles,
Argueraient que sans eux… point de communication,
Les mains, parlant art, manufacture…tout pareil,
Qu’elles ont fourni à l’homme, sa singulière vocation.
Chacun prétendrait à l’empire par maints postulats,
Néanmoins ligués, pour évincer l’armée des cellules,
Exploiter glandes sans grade, muscles…et de-ci delà,
Ces bactéries besogneuses… qui, partout, pullulent,
C’est alors que le trou du cul, entrant en lice,
Émettant la menace sournoise… d’une grève,
Bouchant la situation, par ce démoniaque sévice,
Anéantirait des autres... leurs despotiques rêves.
Tel le corps, nos gouvernants… génèrent excréments,
Emmouscaillant la vie des humbles et des obscurs !!!
A l’instar de l’anus…il faudrait carrément,
Par sa m… bloquer ce pouvoir… qui en fait cure !
Poésie symbolique
Qu'est-ce que la liberté...
Dans la coercition ?
Lorsqu'elle est grignotée
En mille et une fractions,
Perfidement phagocytée
Dévorée par la législation !
Qu'est-ce que la liberté...
Dans la soumission ?
A des lois univoques,
Élaborées par une faction,
De députaillons équivoques,
Ineptes dans l'action !
Qu'est-ce que la liberté...
Dans l'aliénation ?
Des masses, par la télévision,
Les modes et le « showbiz »,
Quand sous leur pression,
La pensée est orientée, soumise !
Qu'est-ce que la liberté...
Dans la robotisation ?
Quand l'individu se confond,
Aux machines qu'il manipule,
Qu'il est traqué jusqu'au tréfonds,
Par une technologie qui le jugule !
Qu'est-ce que la liberté...
Dans l'abnégation ?
A l'artificiel chômage,
Folie d'un capitaliste dogme,
Engloutissant dans son ravage,
La dignité de l'Homme !
Qu'est-ce que la liberté...
Dans la spoliation ?
Quand, pour les dilapider, le fisc,
Dévore le fruit du labeur,
Ou la prime du risque,
Pris par l'entrepreneur !
Qu'est-ce que la liberté...
Dans l'exploitation ?
Lorsque la moitié du monde
Se meurt d'inanition,
Alors que se repaît, immonde,
Nantie, l'autre portion !
Qu'est-ce que la liberté...
Lorsque nulle condamnation...
Ne vient contrecarrer,
La folie de tyranillons,
Muant leurs peuples effarés,
En vile chair à canons !
Poésie activiste
Le MEA CULPA des DIEUX
On m'appelle Jésus-Christ…
Et ce monde n'est qu'un cri,
De famine, de peur de peine,
De douleur, de mort, de haine,
Aujourd'hui comme naguère,
En mon nom on fait la guerre,
On met à feu on met à sang,
On tue l'enfant et l'innocent,
Et pourtant mes intentions,
Étaient ....amour, paix, compassion,
On m'appelle Jésus-Christ,
Et n'ai point voulu ceci.
Mea culpa, mea maxima culpa!
On m'appelle Jéhovah...
Et je n'ai pas voulu ça !
Dans les camps on extermine,
Sous ma protection divine,
A sabra et Chatillah,
J'ai tué plus qu'Attila,
A Buchenwald comme à Gaza,
Fours crématoires, intifada,
Sur une croix, sous la mitraille,
Au Golgotha ou au Sinaï,
On m'appelle Jéhovah...
Et je n'ai pas voulu ça.
Mea culpa, mea maxima culpa !
On m'appelle aussi Allah!
Et je n'ai pas voulu ça,
Au cachemire, en Algérie,
La Djihad est égérie,
Des imams et des tyrans,
Au Sahel comme en Iran,
On torture et l'on excise,
On viole quelle méprise,
En Bosnie Herzégovine,
En mon nom on assassine,
On m'appelle aussi Allah,
Et je n'ai pas voulu ça,
Mea culpa, mea maxima culpa !
On m'appelle encore Bouddha !
Et je n'ai pas voulu ça,
Tout là-bas au Vietnam,
Par le fer et par les flammes,
Enfer de mines et de napalm,
Au pays du matin calme,
Enfants, vieillards sous les bombes,
J'ai sanctifié leur hécatombe,
J'ai laissé faire... sans me complaire,
Sans rien dire... mais sans plaisir,
On m'appelle encore Bouddha,
Et je n'ai pas voulu ça
Mea culpa, mea maxima culpa !
On se nomme aussi Krishna...
Jupiter, Râ et cætera…
Et tout là-haut dans les cieux
Au panthéon des doux Dieux,
Ça nous fait bien peine en somme,
D'éprouver ainsi les hommes,
Mais c'est pour leur bien pardi,
Faut bien mériter l'paradis,
Nous céleste aréopage,
Des dieux généreux et sages,
Le châtiment rédempteur,
On fait ça à contrecœur.
Mea culpa... Mea Culpi...
Nostra culpa... Nostra culpi...
Nostra culpa... Nostra culpi...
Cette poésie, de l'un des plus grands poète malgache du siècle dernier, "dénommé "RADO", à été traduite ou plus exactement transposée par votre serviteur, grâce à une demi-douzaine de personnes (lettrées dans les deux langues), énonçant leurs sensations (parfois différentes) à chaque étape !
FEUILLES MORTES
Mes feuillets de poésie, tels feuilles mortes,
En ballet tourbillonnant s'éparpillent au vent,
Cette ramure défunte, en funéraire cohorte,
Lentement consumée, y crépite son tourment.
Marquées des stigmates des hivers d'antan,
La sève d'antiques printemps a tissé leur linceul,
La rosée d'été, en spectre y a figé le temps,
Et la poussière d'automne les a vêtues de deuil.
En squelette de feuilles... mon poème va périr,
Car exsangue, entre vie et néant, à cet instant oscille,
Sans parfum à humer... sans visage à chérir,
Il n'est plus qu'épitaphe, pour mes quatrains fossiles !
RADO 1969
"RAVINKAZO MAINA
Takelaka efa maina mivolombolom-pasika
Notsofin'ny tadio , ka miparitadritaka
Ravin'alahelo sarotin-kasikasika
Malia fimora may , ka mampangitakitaka
Misoritsoritra eny : ririnim-pahagola
Ny dian-dranonkazo fahiny lohataona...
Ny mandom-pahavaratra mamenofeno angola ...
Ny vovo-pararano tandindondindon-tsaona ...
Ity tononkira ity dia taolambalon-dravina
Tsy aminy intsony ny andon'aina lovany
Tsy hanitra hofohina , tsy endrika hotiavina ,
Kanefa mitahiry ny lasa nolalovany ...
Diatribe du genre de celles, à l'époque, que l'on nommait "Chansonniers" ! dont certains s'exprimaient en vers !
Edith CRESSON aura été la première femme, mais éphémère Première Ministre de la république Française... car tout ce qui est écrit ci-après est strictement authentique !
ET LES FRANÇAIS … CRESSON…NIERENT !
Fraîche débarquée… revêche dame CRESSON,
Toujours aimable comme un tesson,
Ouvrit sa grande boîte à sons,
Comme l’âne brait, pour avoir du son.
S’en prit naïve à l’obséquieux nippon
S’imaginant calmer l’ardeur du Japon
Qui lui taillait croupière sous le jupon,
Et gavait par le croupion, le Gaulois chapon.
Traitant sans égard, le glorieux samouraï,
Sortit de sa boîte à malice…un attirail,
Des projets destinés… vaille que vaille,
À dompter l’asiate, pour que France Ressaille.
Puis pensant qu’on n’est jamais trop aidé,
Qualifia tout de go, l’anglais de « pédé »
Comme si l’insulte l’empêcherait de céder,
Si c’était le cas, à ses instincts d’obsédé !
Enchérissant, traitant l’arabe de bougnoul,
Lui intima d’exploiter chez lui son fioul,
Martel en rêve, invita l’envahissant Maghreb,
À bannir l’inutile travailleur, de notre plèbe.
Encore…se prenant pour Jeanne d’Arc,
Ou Diane chasseresse bandant son arc,
À la frontière boutât l’énarque
Car « délocaliser » était sa marque.
Pour finir... de s'égayer l'humeur,
Se trompant comme toujours de tumeur,
Elle s’attaqua aux paisibles fumeurs,
Dédaignant la drogue dont nos gosses meurent.
Évincée par de renégates « forces de progrès »,
En femme de marbre et cœur de grès,
N’eut pour le chômeur qu’un seul regret,
Que sa voix, l’eût reléguée dans le marais.
Justifiant son bilan maigre et triste…
Par la duplicité de ses fourbes ministres,
Les traita de politicards, machos, et cuistres,
Mais lâchée par son maître, chut l’équilibriste,
Dieu… gente dame Edith,
Du beau sexe…outrancier symbole,
Plaise à dieu… que Marianne médite…
« le peuple n’a cure… de paraboles »
Je me dois (très humblement) de signaler que les deux vers ci-après de Monsieur Claude NOUGARO, ont été donnés comme thème d’un concours de poésie organisé par le journal : « LIRE » de Monsieur « Bernard PIVOT » pour lequel votre serviteur a reçu, avec ce texte (en 1991), le deuxième prix (sur plusieurs milliers de concurrents !).
« Sur une croix qui se tord de rire »
« Je me ferais clouer par des clowns »
Du tac… au toc !
« Sur une croix qui se tord de rire »
« Je me ferais clouer par des clowns »
Faut-il en pleurer, faut-il en sourire…
Poète de bastringue, stanceur de saloon,
NOUGARO existe, est-ce un bien ou un crime,
Baise-académie et king de cartoon,
Génie pour certains… pour d’autres fou intime.
Lèse-poésie… ses mots sont banderilles,
Équarrisseur de verbe… son ego scintille…
L’astre a pondu deux vers qui se tortillent,
Est-ce là le reflet… de l’étoile qui brille !
Mon genre n’étant pas aux tortures méningées,
Vais faire retomber mes vers sur leurs pieds,
Rustre, poétiser… sans NOUGARO singer,
User termes rustiques… et propos châtiés,
En blêmes alexandrins… voire astringés,
Vais confesser… admiration et amitié,
Au jazzman génial… comme à l’esprit dérangé.
Car…fût-il marchand du temple, dealer de blues,
Messie de romance ou … faiseur de flouze,
Nul que lui… peut chanter amour ou partouze,
Avec dans sa voix… ce soleil de Toulouse.
Nul autre artiste, sur un rythme d’Harlem,
Ou indifféremment, rude tempo africain,
Rengaines de Porto-Rico ou de Belém,
Airs de Montmartre, de Far-West américain,
Peut, mélodieux, faire résonner tripaille,
Endiabler vos tympans… d’un vibrato câlin…
En Jazz ou java… vous repaître en ripailles.
Car…chanterai-t-il Bottin ou litanies,
En rap, en rock… messe basse ou Hernani,
Qu’instantanément chamade et zizanie,
Empliraient tout être de …
NOUGAROMANIE
Post-scriptum
Je m’aperçois, effaré et contrit, que j’ai omis de traiter la forme (prétendument) poétique la plus dépouillée, la plus éthérée, la plus déstructurée, la plus ésotérique… en un mot la plus moderne… c’est-à-dire la poésie non versifiée.
Si, Si… il paraît qu’il s’agit encore de poésie !!!
Alors, comme, qui peut le plus… peut le moins, je vais tenter de vous en pondre un petit spécimen personnel :
REQUIEM
Les leurres fuient
Dans les entrailles
De la mélasse
D’un pois chiche,
Des cadavres
En cohorte,
Sur le parvis
De cathédrales en nougat,
Danse du chômeur,
Sur les voiles du malheur.
Camemberts flasques,
Cloaques et vasques, (1)
Scoubidous étriqués
Dans le marasme,
De l’éther endeuillé.
L’humus du brontosaure, (2)
Pétaradant sous une pluie d’étoiles
Se renfrogne, et s’étonne
De la froideur de l’oubli. (3)
Ranimer chaussettes,
Appendices ongulés,
Casseroles démanchées,
Hiboux purulents, (4)
Démesure et pourtant !!! (5)
L’Hydre,
Vapeur,
Exégèse apoplectique de mon cœur,
Évanescences vespérales,
De mon âme empourprée,
Hémoglobine salée,
De ma foi évanouie.
Spectral borborygme,
D’un ventre énucléé.
Maïa étrusque,
Fripes et frasques,
Iseult déboisée
Dans la débâcle
D’un été sélène. (6)
Fessiers simiesques,
Rondes arabesques,
Lobes exorbités
De l’étrille calaminée
Par le ressac d’une mer grise,
Échappé d’un cargo blanc,
Échoué sur l’iceberg,
Du temps maudit ! (7)
NDLA :
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Je vous demande pardon, j’ai encore fait une rime par inadvertance.
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J’aurais pu mettre humérus, mais j’ai eu peur de faire un peu pédant.
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C’est peut-être encore trop compréhensible… je vais faire un effort !
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Ça y est j’y suis presque arrivé ! (Chouette, hiboux… c’est consternant !)
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On doit pouvoir faire plus dépouillé… pour atteindre la sublime et authentique poésie … celle qui implose de cette véracité du mot issu de l’esprit inspiré, du spleen sublimé, du Slam assumé, de l’éjaculation neuronale incontrôlée…
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Ça y est… j’approche le nirvana du verbe, j’accouche de l’enfer de la sémantique intégrale… ah ! Ah ! ah !... Nom de Dieu… c’est le pied !
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Je n’étais qu’un puceau de la métaphore, c’est la défloraison enchantée, je reprends mon pied !!!
Je ne me contrôle plus… c’est l’extase !!!
Si vous en voulez plus ... il n'y a qu'a demander !
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Commentaires
test
Dommage que la mise en page sur internet présente ce décalage intempestif, certainement dû à la taille de ce document
Tout va bien jusque là